Le Crocus Sativus L
Safran Français Bio ?
Ce qui caractérise le Safran de nos montagnes, c’est son parfum, son goût délicat, ses arômes, son terroir.

Les stigmates de safran français dans les
Alpes-de-Haute-Provence bénéficient d’abord d’une qualité d’élaboration due à la minutie de leur préparation.

Les safraniers de nos montagnes qui ont repris le flambeau presque éteint de cette épice, aiment le safran et peuvent en parler pendant des heures. Toute la culture est manuelle.

Depuis l’arrachage des mauvaises herbes, le binage et la plantation,  jusqu’à la cueillette.

Les tentatives de mécanisation ce sont soldées par des échecs cuisants, et la machine infernale est retournée aux pays des inventions.

    Ce qui caractérise la cueillette des fleurs de

crocus-sativus, c’est l’heure à laquelle elle s’effectue.

 

Le jour pointe, le soleil n’est  encore qu’une lueur falote.

Le silence de la campagne encore endormie, la rosée, quelques chuchotement, et les fleurs encore fermées tombent délicatement dans le panier en osier, et encore un torchon les protège de ce contact.

100 fleurs à l’heure, deux heures devant nous,
le soleil envoie un timide rayon sur la cime des arbres,

la nature se réveille, les habitants de la forêt toute proche envoient des yeux curieux sur ces ombres courbées et leur panier sous le bras.

Le café vite avalé est loin, le ventre grogne, le soleil gagne, la course se précipite, vite vite avant les premiers rayons sur le champ d’alpage, alors que le ciel prend ce bleu si pur. Les derniers rangs doivent être cueillis avant l’ouverture des fleurs, l’arrivée des insectes enhardis par les senteurs envoûtantes, et l’éclosion des fleurs, qui alourdies de leur stigmates sortant des pétales, vont se coucher dans la terre si on n’y prend garde.

Une fleur ouverte, un bourdon entre les pétales, de la terre sur les stigmates, et c’est trois stigmates de perdus, invendables.

Dix fleurs, c’est une mauvaise récolte. Cent c’est une calamité agricole.


Enfin ça y est.

Le panier sous le bras, les rayons de soleil éclairant les cheveux encore emmêlés de la courte nuit, les safranières, les safraniers, se dirigent vers la cuisine où le petit déjeuner ne va pas tarder.

Mettant une bûche dans la cuisinière, tandis que la récolte s’en va sur un immense drap sur la grande table.

Les volets sont encore fermés, les insectes bourdonnent à l’extérieur.

Le casse-croûte vite avalé, tout le monde s’installe autour de la table.

Les fleurs, sont d’un geste vif et précis, débarrassées de leurs trois stigmates, l’or rouge rejoint un saladier.

Le bas des stigmates raccourcis d’un coup d’ongle pour les plus expérimentés, d’un coup de mini-ciseaux pour les autres.

Une longue matinée, qui en cas d‘abondance se prolonge.

Les guêpes, abeilles et bourdons cherchent à se faufiler attirés par l’odeur envoûtante.

Enfin, les stigmates entament leur séchage pour perdre les quatre cinquièmes de leur poids, quittant un saladier...pour retrouver une tasse, après un séchage minutieux contrôlé.

 Comptons 150 fleurs pour obtenir un gramme de Safran. 

Surprenante transformation de l’or rouge.

Trop rapide, trop chaud, trop fort, trop cuit, cette cuisine là ne souffre d’aucun à peu près.

La qualité gustative, les arômes, la conservation, tout peut être gâché par un mauvais séchage. Dès le séchage terminé ces précieux stigmates vont aller, pour un mois au moins, se mettre à l’abri de l’air de l’humidité et de la lumière.

La comparaison avec des stigmates, ramassés au soleil, séchés de même, dans des pays ou le sable a tendance à s'infiltrer partout, et dont le prix ridicule, m’amène à penser que l’on ne peux comparer que ce qui est comparable.

Le safran a de tout temps été fraudé. Les touristes qui reviennent de vacances avec ce qu’on leur a fait passer pour du safran savent bien de quoi je parle. Oubliez tout ça, y compris les immondes petits pots de plastique.


Pour quelques €uros, faîtes vous une opinion.

Goûtez un produit français, parfaitement acclimaté dans notre terroir depuis dix siècles, irréprochable, cultivé par des gens fiers de leur récolte. 

Vous acheteriez du Roquefort Syrien ou Egyptien, même s'il est moins cher ?

 

à Glandeves ® vous ne trouverez pas d'emballage flatteur avec bouchon de liège et cire.


Pourquoi ?

Simplement parce que le bois, le liège sont des matériaux poreux, qui absorbent les odeurs, ne maintiennent pas les stigmates à l’abri de l’hygrométrie de l’air et notamment à la cuisine, où le taux d’humidité est des plus important.

Or le but du Safran n'est pas d'aromatiser les bouchons, mais bien les plats.

De plus je vous déconseille d'utiliser la cueillère en bois pour cuisiner au Safran